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Alors, souris.


14 septembre 2009 | 21 h 40 min


Un an pile après le début de cette histoire, il est peut être enfin temps d’oser publier ce texte. Texte
écrit il y a bien longtemps pour une histoire – est-il utile de le préciser? – définitivement loin derrière.

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Photo : I couldn’t miss it – Frall

This is the hardest story that I’ve ever told.

Mika – « Happy Ending »

1 – C’est une histoire qui commence le jour de ma rentrée en supérieur, le 15 septembre 2008.

2 – Plus précisément, c’est une histoire qui commence quand, on descendant du bus, je remarquais parmi la foule de filles en manteaux noirs, une petite rousse en manteau rouge.
Curieusement, elle me paraissait déjà craquante, de dos.

3 – Tout compte fait, cette histoire commence peut être quelques jours plus tard, lorsque j’appris que cette petite rousse au manteau rouge a) venait d’Eupen b) parlait donc allemand et c) était dans ma classe.

4 – Cette histoire ne commence donc pas une semaine plus tard lorsque, une oreillette dans mon oreille et l’autre dans la sienne, elle m’avoua son amour pour KYO et le hard-rock allemand. Et qu’elle fondit en larmes.

5 – C’est précisément dans ce bus du TEC, dépassant le Val Benoit, « Dernière danse » dans mon oreille droite et une jeune germanophone au manteau rouge juste à coté de moi que je fis l’erreur de tomber amoureux. Ce qui, rassurez-vous, m’arrive assez souvent.

6 – Notons que cette histoire m’a fait apprendre quelques mots d’allemands, et découvrir quelques groupes de hard rock, soit deux choses que je vomissais auparavant.

7 – Cette histoire pourrait également commencer quand, sous une pluie battante, elle me dit regretter « qu’on ne se soit pas connu au moment opportun ». Etonnant qu’une fille qui confond les verbes « pleuvoir » et « pleurer » connaisse pourtant le mot « opportun ».

8 – On peut considérer que cette histoire prend son envol lorsque, quelques semaines plus tard, je lui proposais mon épaule au cinéma et que, curieusement, elle l’accepta. Tout en relevant que « ton épaule est à la hauteur parfaite », contrairement, précisa-t-elle, à celle de son copain « qui était beaucoup trop haut »

9 – Cette histoire évolue également petit à petit à travers toute une série de sms de bonne nuit et de longues lettres échangée aux cours. Il est intéressant de noter que cette histoire me vaut un trou de 2 semaines dans toutes mes prises de notes.

10 – Cette histoire subi un tournant sérieux le soir où, à l’Unifestival, elle passa toute sa soirée dans mes bras et ou nos visages se collèrent, nos lèvres à quelques centimètres les unes des autres à plusieurs reprises.

11 – Il est peut être intéressant de préciser que la petite rousse au manteau rouge était en couple depuis 2 ans 6 mois et 14 jours avec un grand germanophone musclé. Précisons également que je ne suis ni grand, ni germanophone. Bon, d’accord et, ni musclé.

12 – L’histoire ralentira sérieusement suite à l’épisode de l’Unifestival. Pour tout contact, je recevrai un sms « Je dois toujours penser à le Unifestival ».

13 – Par contre, l’histoire atteindra son apogée quelques semaines plus tard, dans le carré. La petite germanophone au manteau rouge était en effet en « pause » avec le grand germanophone musclé.

14 – Tout compte fait, l’histoire commence-t-elle peut-être dans un bar du carré autour de ces goldstrikes, alors que la petite germanophone au manteau rouge jouait avec moi et des chips. Et m’embrassa. Longuement.

15 – Contrairement aux conclusions que mes réflexions m’avaient apportées cette nuit là, l’histoire ne fut pas définitivement enterrée le lendemain puisque, en pleine séance de cinéma scolaire, elle me prit là main. Et fondit en larmes.

16 – On peut malheureusement considérer que l’histoire se finit le weekend suivant, quand la petite germanophone au manteau rouge se rendit compte que le grand germanophone musclé lui manquait terriblement, et qu’elle se remit avec.

17 – Ce fut assez désespérant pour moi de ne pas me rendre compte tout de suite que l’histoire était finie.

18 – La suite de l’histoire est beaucoup moins douce et romantique. Passons les détails, oublions la rupture avec le grand germanophone musclé, ne mentionnons pas le deuxième germanophone dont la petite germanophone au manteau rouge n’as parlé qu’après deux semaines. Arrêtons l’histoire à sa fin.

19 – Il peut être révélateur de citer une des longues lettres envoyée au cours tout au début pour terminer cette histoire. Quand, après m’avoir dit qu’on ne s’était pas rencontrer au moment opportun, la petite germanophone au manteau rouge m’écrit « Everything is broken », je répondis alors

« C’est triste qu’on se soit pas connu avant, ou après. Mais on aurait aussi pu jamais se connaitre. On a déjà de la chance de s’être rencontré, non ? Alors, rien n’est cassé. C’est juste que rien n’est possible pour le moment. C’est pas très grave. C’est la vie. Alors, souris »




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Le blog, concentré de quotidien egocentrique et d'états d'ames narcissique de Thomas Hermine.

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